Extract notice to the Minister

Imfinzi (Cancer du poumon non à petites cellules)

Common name / Subject : durvalumab
Name of the manufacturer : AZC
Form : Sol. Perf. I.V. (fiole)
Dosage : 50 mg/ml (2,4 ml et 10 ml)

Indication : Traitement périopératoire du cancer du poumon non à petites cellules résécable

INESSS' Recommendation
Refus d’inscription – Valeur thérapeutique 

Minister's decisions
À venir

Evaluation published on April 15, 2026

INESSSid: 24443
Recevable on September 09, 2024

Download Advice to minister about Imfinzi (Cancer du poumon non à petites cellules)

Extrait d'avis à la ministre sur Imfinzi 503 KiO

Le cancer du poumon est un type de cancer grave qui représente la 1re cause de décès par cancer au Canada. La plupart de ces cancers sont de type « non à petites cellules (CPNPC) ». Dans environ la moitié des cas, le cancer du poumon est diagnostiqué à un stade précoce, c’est-à-dire qu’il ne s’est pas encore propagé dans le reste du corps. À ce stade, la tumeur est habituellement retirée au moyen d’une chirurgie, qui peut être précédée ou suivie de thérapies médicamenteuses, respectivement appelées néoadjuvantes et adjuvantes. La majorité des patients atteints d’un CPNPC de stade précoce se voient offrir le nivolumab (OpdivoMC) en association avec une chimiothérapie comme traitement néoadjuvant. Après la chirurgie, ils sont suivis pendant environ 5 ans afin de détecter les récidives, ce qui correspond à la période de surveillance active. Bien que l’objectif de ces traitements soit la guérison, les risques de récidive et de décès demeurent élevés. 

Le durvalumab (ImfinziMC) est une immunothérapie qui entraîne l’activation du système immunitaire de la personne traitée pour qu’il puisse attaquer le cancer. Ce médicament peut être offert aux personnes atteintes d’un CPNPC qui peut être retiré avec une chirurgie et qui ne présente pas de variant pathogène dans la tumeur nommé « EGFR » ou « ALK ». Avant la chirurgie, le durvalumab est donné par injection intraveineuse toutes les 3 semaines, en association avec une chimiothérapie, pour un total de 4 doses. Après la chirurgie, le durvalumab est administré seul toutes les 4 semaines, et ce, pour 12 doses additionnelles. Les traitements néoadjuvant et adjuvant composent ce qui est appelé ci-après le durvalumab périopératoire. 

L’évaluation de l’efficacité et des effets secondaires du durvalumab périopératoire repose sur une étude de bonne qualité. Les résultats montrent que, par rapport à une chimiothérapie néoadjuvante seule, le durvalumab périopératoire induit une réduction importante de la taille de la tumeur chez un pourcentage plus élevé de patients avant la chirurgie, et réduit le risque combiné de récidive ou de décès après celle-ci. Toutefois, il est encore trop tôt pour savoir si l’ajout du durvalumab à la chimiothérapie néoadjuvante permet de prolonger la vie des patients à plus long terme. En outre, bien que le durvalumab ne semble pas nuire davantage à la qualité de vie des patients par rapport au traitement comparateur, il entraîne des effets secondaires qui s’ajoutent à ceux de la chimiothérapie. Ces effets sont surtout causés par l’activation du système immunitaire, et comprennent des dérèglements de la glande thyroïde, des inflammations des poumons et des réactions cutanées. D’autres études ont été menées afin de comparer l’efficacité du durvalumab périopératoire à celles d’autres immunothérapies, y compris le standard de soins actuel, mais les résultats sont très incertains. 

Des incertitudes demeurent quant à la contribution respective des volets néoadjuvant et adjuvant du durvalumab sur les résultats observés et quant à la capacité de cette thérapie à procurer un bénéfice d’efficacité supplémentaire par rapport à celle actuellement offerte. De plus, il n’est pas actuellement possible de repérer au préalable les personnes qui bénéficieraient le plus d’une immunothérapie additionnelle administrée comme traitement adjuvant. Puisque la séquence de traitement adjuvant s’accompagne de plus d’effets secondaires, il n’est pas démontré que le durvalumab périopératoire puisse combler le besoin de santé. Par conséquent, l’INESSS est d’avis que ce traitement ne satisfait pas au critère de la valeur thérapeutique. 

Puisque la valeur thérapeutique de ImfinziMC n’est pas reconnue pour le traitement périopératoire du CPNPC opérable, les 4 autres aspects prévus par la loi n’ont pas été évalués. Ceux-ci sont :

  • la justesse du prix ;
  • le rapport entre le coût et l’efficacité du traitement ;
  • les conséquences, sur la santé de la population et sur les autres composantes du système de santé, de l’inscription de ce médicament sur la liste ;
  • l’opportunité de l’inscrire au regard de l’objet du régime général.

Subscribe to our newsletter now

Subscription