Extrait d'avis au ministre

Calquence

Dénomination commune / Sujet : acalabrutinib
Nom du fabricant : AZC
Forme : Caps.
Teneur : 100 mg

Indication : En monothérapie pour le traitement de la leucémie lymphoïde chronique chez les patients ayant déjà été traités

Recommandation de l'INESSS
Inscription - Avec conditions

Décision du Ministre
À venir

Evaluation publiée le 14 octobre 2020

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 Extrait de l'Avis au ministre sur Calquence (RR) 283 KiO

L’acalabrutinib (CalquenceMC) est un médicament utilisé pour traiter les personnes atteintes d’une leucémie lymphoïde chronique (LLC), un cancer du sang. La LLC affecte surtout une population âgée. C’est un cancer qui évolue la plupart du temps lentement et qui affecte peu l’espérance de vie des patients qui sont traités. À l’exception de la greffe de cellules souches, à laquelle peu de patients sont admissibles, il n'existe aucun traitement pour guérir ce cancer. Actuellement au Québec, les patients dont le cancer a progressé à la suite d’au moins un traitement reçoivent principalement l’ibrutinib (ImbruvicaMC), ou le vénétoclax (VenclextaMC) en association avec le rituximab.

L’évaluation de l’efficacité et des effets indésirables de l’acalabrutinib repose sur une étude de bonne qualité. Les résultats de cette étude démontrent que l’acalabrutinib retarde la progression de la maladie comparativement à l’association idélalisib (ZydeligMC)/rituximab ou à l’association bendamustine (TreandaMC)/rituximab. Notons que ces traitements sont très rarement utilisés au Québec. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés avec l’acalabrutinib comprennent les maux de tête, la diminution des globules blancs dans le sang, la diarrhée, l’anémie et la toux. L’acalabrutinib peut provoquer des palpitations cardiaques, des hémorragies et des infections, tout comme l’ibrutinib, un autre médicament de la même classe.

Bien que le coût de traitement de l’acalabrutinib soit élevé, le rapport entre son coût et son efficacité (les effets réels sur la durée de vie et la qualité de vie) semble comparable à celui de l’ibrutinib. Par ailleurs, l’INESSS estime que le remboursement de l’acalabrutinib n’entraînerait pas de dépenses supplémentaires pour le système de santé sur trois ans.

L’INESSS est conscient de l’importance, pour les patients et leurs proches, de retarder la progression de la maladie, et ce, le plus longtemps possible. Dans un contexte de ressources limitées, il doit formuler des recommandations pour que ces ressources soient investies de façon responsable dans l’ensemble du système de santé. C’est pourquoi l’INESSS recommande au ministre de rembourser l’acalabrutinib à la condition que son utilisation soit encadrée et que le fabricant contribue à réduire le fardeau économique sur le système de santé.

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