Dépistage d’infections latentes avant l’amorce d’un traitement immunosuppresseur contre le cancer
2026-08-24 | Cancérologie, Usage optimal
Les personnes atteintes d’un cancer sont hautement susceptibles de devenir immunosupprimées, en raison de la maladie elle-même ou de certains traitements anticancéreux. Ces traitements peuvent provoquer la réactivation de pathogènes latents tels que le virus de l'herpès simplex, le virus varicelle-zona, le cytomégalovirus, le virus d’Epstein-Barr, les virus des hépatites B et C, le virus de l'immunodéficience humaine, l‘infection tuberculeuse et la strongyloïdose parasitaire, lesquels sont susceptibles d’engendrer des complications graves aux personnes atteintes d’un cancer. Avant l’amorce d’un traitement immunosuppresseur, le dépistage de ces infections latentes peut se faire de façon systématique ou en fonction des facteurs de risque (p. ex. antécédents de santé, comportements à risque, type de traitement à amorcer).
L’INESSS a développé un outil clinique afin de soutenir les cliniciens dans le choix des dépistages à effectuer avant l’amorce d’un traitement contre le cancer et dans certains éléments clés de la démarche à réaliser la suite du dépistage. Ce document pourra favoriser l’uniformisation de la pratique à l’échelle provinciale et limiter l’exécution d’analyses non cliniquement pertinentes.