Extrait d'avis au ministre

Rozlytrek (cancer poumon ROS1+)

Dénomination commune / Sujet : entrectinib
Nom du fabricant : Roche
Forme : Caps.
Teneur : 100 mg, 200 mg

Indication : Traitement du cancer du poumon non à petites cellules localement avancé ou métastatique avec mutation du gène ROS1

Recommandation de l'INESSS
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Décision du Ministre
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Surseoir à la décision (2020-11-11)

Evaluation publiée le 05 novembre 2020

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Extrait de l'avis au ministre sur Rozlytrek 321 KiO

L’entrectinib (RozlytrekMC) est un traitement ciblé pour le cancer du poumon non à petites cellules avancé ou métastatique qui présente une modification du gène ROS1. Cette caractéristique rare se retrouve chez environ 1 à 2 % des patients. À ce stade de la maladie, le traitement vise à ralentir la progression de la maladie et à maintenir la qualité de vie, mais ne permet pas de la guérir.

Actuellement, les patients reçoivent le crizotinib (XalkoriMC). L’évaluation de l’efficacité et des effets secondaires de l’entrectinib repose sur le regroupement des données de trois études au nombre limité de participants et sans comparaison avec un autre traitement. Une stabilisation ou une réduction de la taille de la tumeur a été observée chez une proportion importante de patients. De plus, l’effet positif sur la tumeur dure longtemps. L’entrectinib peut causer des effets indésirables, pouvant être gérés par des diminutions des doses ou par des traitements diminuant ces effets. Quant à l’efficacité et aux effets indésirables de l’entrectinib comparativement au crizotinib, ils sont considérés comme similaires selon une comparaison indirecte et l’avis d’experts. Par ailleurs, l'entrectinib semble réduire les métastases au cerveau, ce qui n'a pas été démontré avec le crizotinib. L’entrectinib est une nouvelle option de traitement pour ces patients et répondrait au besoin de santé.

Le coût de traitement de l’entrectinib est plus élevé que celui du crizotinib. Bien qu’il soit estimé que l’efficacité et les effets indésirables de l’entrectinib soient au moins comparables à ceux du crizotinib, le rapport entre son coût et son efficacité (les effets réels sur la durée de vie et la qualité de vie) est défavorable. Par ailleurs, il est estimé qu’au cours des trois premières années suivant son inscription, son remboursement entraînerait des dépenses additionnelles d’environ 421 000 $ sur le budget de la RAMQ pour le traitement de 45 patients.

L’INESSS est conscient de l’importance, pour les patients et leurs proches, de retarder la progression de la maladie, et ce, le plus longtemps possible. Dans un contexte de ressources limitées, il doit formuler des recommandations pour que ces ressources soient investies de façon responsable dans l’ensemble du système de santé. C’est pourquoi l’INESSS recommande au ministre de rembourser l’entrectinib à la condition que son utilisation soit encadrée et que le fabricant contribue à réduire le fardeau économique sur le système de santé.

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