Télésanté : lignes directrices cliniques et normes technologiques en télépsychiatrie

2006-01-26 | Traumatology

La télépsychiatrie repose sur l’utilisation de la vidéoconférence pour relier simultanément et en temps réel un patient et un professionnel de la santé mentale, ou des professionnels de la santé entre eux, afin de réaliser une activité diagnostique, thérapeutique, formative ou autre entre plusieurs sites. C’est l’une des plus anciennes applications de la télémédecine, dont les premières expériences remontent aux années 1950. Toutefois, c’est à partir des années 1990 que la télépsychiatrie a véritablement pris son essor.

Plusieurs activités cliniques réalisées en télépsychiatrie pour adultes peuvent répondre efficacement aux besoins des patients et de leurs proches : l’évaluation du patient et la confirmation de son diagnostic, la révision des médicaments de patients qui ne sont pas en situation d’urgence, l’élaboration de plans de soins cliniques, le suivi et la révision des traitements, l’évaluation et la thérapie psychologiques, l’administration de tests psychologiques et neuropsychologiques, la thérapie individuelle, de couple, de famille et de groupe, la psychoéducation, la pharmacoéducation et les réunions d’études de cas et de supervision d’équipes de soins, les expertises médicolégales et certaines urgences psychiatriques.

Les états cliniques qui se prêtent à la télépédopsychiatrie sont la dépression, l’anorexie, les troubles du comportement et le syndrome d’hyperactivité avec déficit de l’attention. Elle est aussi employée pour mener à distance des séances de psychothérapie.

Par contre, il existe des situations où la télépsychiatrie est contre-indiquée, entre autres pour les patients violents, instables ou impulsifs, ceux qui présentent un risque de suicide immédiat ou une dangerosité immédiate, de même que pour plusieurs autres dont le rapport fait état.

Modalités d’application et normes technologiques

Pour garantir la qualité des pratiques en télépsychiatrie, certaines modalités organisationnelles s’imposent : système central de réservation et outil générique de consultation, établissement d’ententes types pour encadrer les relations entre les sites, etc.

Le rapport dégage également les normes technologiques qui apparaissent cruciales pour assurer la qualité des soins. Ces normes touchent tant les caractéristiques des lieux physiques où se déroule la téléconsultation que l’équipement de télécommunication et les modalités de transmission. Le rapport insiste sur le fait que toute la chaîne de communication doit respecter des normes minimales. Un seul maillon faible et la qualité de l’image et du son se détériore de manière significative.

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