Le laser excimer en ophtalmologie : mise à jour de l'état des connaissances

2000-06-01 | 

Depuis la parution du dernier rapport du Conseil d'évaluation des technologies de la santé du Québec (CETS) en mai 1997 portant spécifiquement sur la kératectomie photoréfractive (PRK) par laser excimer, les applications ophtalmologiques fondées sur ce moyen d'intervention ont continué d'évoluer à un
rythme accéléré. En outre, ces applications dans un cadre essentiellement privé, puisque c'est un service directement payé par les patients, se sont diffusées
très rapidement. Des questions se posent donc sur l'efficacité et la sécurité de cette technologie.

Le présent rapport vise à mettre à jour l'évaluation des avantages et inconvénients de la PRK et examiner plus spécifiquement la technique du LASIK (laser
in situ keratomileusis); il fait aussi le point sur les alternatives et les développements futurs ainsi que sur la recherche dans ce domaine. Les indications,
contre-indications et choix du type d'intervention (PRK ou LASIK) sont également abordés.

Selon son analyse, le CETS conclut que la PRK et le LASIK pour des myopies légères et modérées peuvent maintenant être considérés comme des technologies
acceptées, sous la réserve d'un manque de suivi à long terme. Par ailleurs, le LASIK pour correction des myopies sévères et de l'hypermétropie modérée et sévère demeure une technologie innovatrice. Ce statut découle d'une imprécision sur les modalités d'application ou même des indications, qu'il faudrait dissiper par la cueillette et l'analyse systématique de l'information de son utilisation.

Le CETS est encore d'avis qu'il faut mieux encadrer l'introduction et la diffusion de cette technologie au Québec et au Canada. De plus, comme ces interventions
représentent rarement une nécessité médicale, l'obligation générale d'information du patient doit être remplie avec une rigueur particulière et inclure les risques rares voire exceptionnels.

REF57

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