Efficacité de l’approche « logement d’abord » pour les personnes en situation d’itinérance vivant avec des troubles mentaux ou des troubles liés aux substances psychoactives

2014-02-13 | Dépendance et itinérance, Santé mentale

Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a demandé à l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) de réaliser une revue systématique de la littérature traitant de l’efficacité des interventions qui s’adressent à la population itinérante vivant avec un trouble mental ou un trouble lié aux substances psychoactives. À la suite de rencontres avec divers experts qui exercent leurs activités dans le domaine de l’itinérance, il a été décidé qu’une revue systématique portant sur l’efficacité et les conséquences négatives de l’approche « logement d’abord » serait réalisée. Cette approche est basée sur la philosophie de l’obligation minimale, c’est-à-dire que les personnes n’ont pas l’obligation d’être abstinentes ou d'avoir suivi un traitement pour accéder à un logement. L’accès au logement se fait directement à partir de la rue.

Les résultats de la revue systématique nous permettent de conclure que l’accès à un programme basé sur l’approche « logement d’abord » permet aux personnes de passer plus de temps dans un logement et moins en situation d’itinérance que celles qui ont accès aux services usuels et aux interventions psychosociales traditionnelles. Des résultats prometteurs sont aussi obtenus en termes d’utilisation des services, de criminalité, de participation à la vie dans la communauté et de qualité de vie. Nous constatons en plus que l’approche « logement d’abord » est plus efficace pour loger les personnes lorsqu’elle est couplée à une équipe fixe d’intervenants (qui sont sur place dans les logements) que lorsqu’elle est couplée à une équipe mobile d’intervenants. De plus, nous constatons que l’approche « logement d’abord » est plus efficace pour loger les personnes lorsqu’elle est couplée à une équipe fixe d’intervenants (qui sont sur place dans les logements) que lorsqu’elle est couplée à une équipe mobile d’intervenants.

Comme ce rapport est une revue systématique, d’autres travaux seront toutefois nécessaires afin que ces résultats soient contextualisés pour le Québec, que les réalités urbaine et rurale, notamment, soient prises en considération et que les savoirs expérientiels soient intégrés.

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