Chimioembolisation des métastases hépatiques non résécables selon l'origine primaire et chimioperfusion du cancer pancréatique avancé

2017-05-15 | Cancérologie

Notice Santécom: 103858

SONDAGE – Qu’avez-vous pensé de l’État des connaissances

La présence de métastases hépatiques est un facteur de mauvais pronostic pour la survie des patients atteints de cancer. Pour certains types de cancer (principalement les cancers colorectaux et les tumeurs neuroendocrines), une résection à visée curative lorsque les métastases sont résécables avec marges saines peut être indiquée. Pour la plupart des autres sites tumoraux, ou lorsque les métastases ne sont pas résécables, un traitement à visée palliative sera proposé.

La thérapie par embolisation peut être envisagée pour certains types de cancer. Cette procédure peut être effectuée conjointement avec la libération d’agents chimiothérapeutiques (chimioembolisation) ou avec des billes qui permettent l’élution lente de la chimiothérapie (DEB-TACE). Des microsphères radioactives peuvent aussi être employées (radioembolisation).

Au Québec, l’usage de la chimioembolisation a été recommandé comme standard de soins pour le traitement à visée palliative des carcinomes hépatocellulaires. Les métastases hépatiques ne sont pas une indication reconnue pour un traitement à visée palliative par chimioembolisation. Ainsi, vu l’absence d’indication de ce type de traitement au Québec, des patients ont recours à la chimioembolisation à l’extérieur du pays, plus précisément en Allemagne, et cela à leurs frais.

La Direction générale de cancérologie (DGC) a mandaté l’Unité d’évaluation en cancérologie (UEC) de l’INESSS afin d’évaluer l’efficacité et l’innocuité des thérapies par chimioembolisation de métastases hépatiques non résécables d’origine colorectale, neuroendocrine et d’autres origines et celles de la chimioperfusion dans les cas de cancer du pancréas avancé dans un contexte de soins palliatifs.

Les données probantes disponibles concernant l’efficacité de la chimioembolisation ne permettent pas de recommander ce traitement comparativement à la chimiothérapie systémique pour le traitement des métastases hépatiques non résécables d’origine colorectale, neuroendocrine et d’origines diverses. Certaines lignes directrices considèrent la chimioembolisation pour le traitement des métastases hépatiques d’origine neuroendocrine (p. ex. le syndrome carcinoïde) à des fins palliatives chez les patients pour qui la chirurgie n’est pas possible. Aucune publication portant précisément sur la chimioperfusion dans les cas de cancer pancréatique localement avancé n’a été répertoriée dans des revues avec comité de lecture par les pairs.

Des études prospectives supplémentaires, comparatives et randomisées, de bonne qualité sont nécessaires afin d’évaluer le traitement de chimioembolisation par rapport aux traitements actuels, dans un contexte de métastases hépatiques.

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